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D'où viennent les bougies parfumées ?

La journaliste des arts de vivre Mathilde Bertier, retrace la naissance incroyable des bougies parfumées. Eléments de décoration à part entière, elles revêtent une symbolique particulière dans l'Egypte ancienne ou le Moyen-âge. Les deux époques s'accordent bien aisément sur leur distinction et leur élégance...

Équivalent moderne du « pomander » de Barberousse, la bougie parfumée mêle le savoir-faire des maîtres ciriers et des artisans parfumeurs... sous l’égide de l’alchimie.

Brûler pour briller, brûler pour parfumer, brûler pour guérir : longtemps dissociées, ces trois propriétés de la chandelle fusionnent au 19esiècle, outre-Atlantique, à l’époque des pionniers américains. On utilise alors des baies de myrte qui, après ébullition, donnent une substance cireuse idéale pour fabriquer des bougies parfumées. Au 20esiècle, la rumeur se répand (et s’embourgeoise) en Europe, sous l’impulsion du chimiste Perron puis de Mario Rigaud, qui mettent au point le fameux mélange parfum/cire chauffée à 70°C. De Trudon à Diptyque en passant par Buly, chaque maison a sa recette… Mais le bottin mondain a-t-il vraiment dû attendre les années 1960 pour parfumer son intérieur ? 

 

En Égypte déjà, bien avant notre ère, les nez rivalisaient d'imagination pour pimenter tel palais à l'aide de parfums ou d'encens, tous formulés à partir de fleurs ou de résines. Les clinquantes pommes de senteurs font leur apparition au Moyen-Âge, à l'époque de Barberousse, qui en apprécie les vertus aromatiques, mais aussi aphrodisiaques. Sous Louis XIV enfin, la fameuse « cassolette royale » de Blégny – résonnance vertueuse du pomander - défie toute concurrence en matière de parfum d’ambiance. Bien mieux qu’un oiselet ou qu’une eau de senteur, cette lampe à esprit-de-vin diffuse des principes odorants censés pénétrer les poumons, puis le cœur et les vaisseaux sanguins...  

 

C'est à cette époque que la chandelle, en suif malodorant, devient bougie. Avec l’avènement de la cire d’abeille (que l'on achète à Bgayet, commune algérienne qui a justement inspiré le mot « bougie »), l’objet luminaire se double d'une fonction esthétique. Nobles et clercs se laissent séduire par d’envoûtantes effluves de miel… La Manufacture d’Antony, fondée en 1702 par Brice Péan de Saint-Gilles, tourne à plein régime : au Château de Versailles, sous Louis XIV, chaque pièce est éclairée à la bougie, de la grande galerie à l’étroit vestibule... Mégalomanes, ces nouvelles habitudes requièrent des quantités astronomiques en cire, que les abeilles d'Antony ne peuvent assurer seules. Rachetée par Jérôme Trudon en 1737, la Manufacture – devenue royale en 1719 – doit se fournir hors les murs, en province, mais aussi en Pologne, en Russie, en Hollande... En 1756, sous Louis XV, 100 000 cierges et 20 000 flambeaux sont inventoriés dans les stocks à Antony.  

Avec Perron et sa « formule magique », le miel est très vite suppléé par d’autres senteurs, toujours plus extravagantes. Le catalogue des bougies parfumées s’étoffe d’année en année : souvenirs de voyage, sensations quotidiennes, rêves ou fantasmes... On n’allume plus une bougie pour s’éclairer mais pour rêver, envouté par la flamme et son parfum, en écho aux pensées bachelardiennes. Un retour à la contemplation qui s’accompagne d’autres méthodes de parfumerie, plus ancestrales : chez Buly par exemple, l’alabastre s’inspire des fameux vases à parfums de l’antiquité grecque, dont la terre cuite captait les effluves…pour mieux les partager.

 

Mathilde Bertier

 

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